Le premier bébé « MIV » en France

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Le 6 juillet dernier, Jules est le premier bébé à être né via une maturation in vitro (MIV). Une grande première en France ! Prénommé Jules, il est ainsi devenu un espoir pour des milliers de femmes.

Cas très rare en France, Jules, pesant 3 kg et mesurant 49 cm, est le tout premier bébé à avoir vu le jour par maturation d’ovocytes in vitro, une technique utilisée en vue d’une fécondation in vitro (FIV).

« Contrairement à une fécondation in vitro classique ou les ovocytes sont recueillis à un stade mature, après une stimulation ovarienne du type agoniste ou antagoniste associé aux gonadotrophines, à un stade mature, 34 à 36 heures après le déclenchement de l’ovulation, la technique de maturation in vitro utilise des ovocytes immatures. La fin de la maturation sera alors effectuée in vitro par le biologiste. » Déf. fivfrance.com. Site médical.

Il y a six ans, Claudy apprend qu’elle a un cancer du sein. Elle n’a que 29 ans à l’époque. Les médecins lui proposent de préserver sa fertilité avant d’entamer une chimiothérapie. Son cancer étant hormodépendant, elle doit suivre une hormonothérapie pendant cinq ans, durant lesquels il est recommandé de ne pas concevoir. Une stimulation ovarienne étant impossible dans son cas, une MIV lui est présentée. « Je me suis dit que ça ne coûtait rien d’essayer, de toute façon il n’y avait pas d’autres solutions », a déclaré Claudy dans le magazine Rose.

Durant ces années, la jeune femme se marie et envisage d’avoir un enfant. Après trois ans d’attente, conseillés par les médecins, Claudy décide de tenter l’expérience. Grâce à la MIV, ses ovocytes sont intacts et attendent simplement d’être décongelés. Neuf mois plus tard, le petit Jules verra alors le jour.

Depuis la venue au monde du petit garçon, un second bébé est né par le biais d’une MIV et un troisième est attendu pour novembre.

Testée depuis 1965, la maturation in vitro des ovocytes reste un procédé difficile avec un taux de réussite extrêmement faible. 200 enfants ont déjà été conçus dans le monde ces cinq dernières années à l’aide de cette méthode. Un espoir formidable pour des milliers de femmes atteintes du cancer.