Une découverte macabre dans un hôpital marseillais

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Le corps d’un septuagénaire atteint de la maladie d’Alzheimer a été récemment retrouvé dans une aile désaffectée d’un bâtiment de l’hôpital de la Conception à Marseille. Il avait disparu depuis 15 jours.

Le 19 août dernier, Jean Ligonnet, âgé de 72 ans, père de six enfants, avait été admis à cet hôpital pour une piqûre de chimiothérapie. Trois heures plus tard, il s’était évaporé. Ce 3 septembre, la direction de l’hôpital a prévenu son fils, Jean Hospice, ayant porté plainte, qu’elle venait finalement de retrouver le cadavre de son père « en état de décomposition avancée […] dans une aile désaffectée » de l’hôpital. Le 4 septembre, une autopsie a eu lieu afin d’identifier formellement le corps, selon une source policière qui a de même précisé auprès de l’AFP que ce jour du 19 août « la disparition avait été signalée et une recherche avait été faite dans un premier périmètre ».

Jean Hospice, qui avait ainsi porté plainte contre l’hôpital et son service d’oncologie bien avant la découverte du corps de son père, s’est dit « choqué » par cette annonce. Pour lui, son père a été délaissé. Il a déclaré : « La directrice de l’établissement m’a dit qu’elle avait fouillé partout. Moi, je suis passé d’étage en étage. Je demandais au service des infirmières s’ils avaient retrouvé mon père et les femmes des services me disaient qu’elles n’étaient pas au courant, qu’elles ne savaient pas que quelqu’un avait disparu ». « Je suis dégoûté, écœuré, parce que mon père ne méritait pas de mourir dans des circonstances comme ça. […] Ils l’on fait mourir comme un chien, et ils l’ont oublié. Que des personnes laissent mourir une personne comme ça, je n’arrive même pas à y croire », a-t-il ajouté.

Son fils n’avait eu de cesse d’essayer de retrouver son père, allant jusqu’à placarder des avis de recherche aux alentours de l’hôpital.

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Cette effroyable histoire, inadmissible même, est une preuve supplémentaire de la totale indifférence des humains envers leurs prochains, surtout lorsqu’ils sont vieux. Elle me touche tout particulièrement ; mon père étant décédé dans des circonstances plus que douteuses. Suite à une bénigne opération de la prostate, il a été hospitalisé quelques semaines plus tard pour une infection inconnue (nosocomiale), que l’on ne connaît (soi-disant) toujours pas d’ailleurs. Durant ces près de quatre mois d’hospitalisation, alors que l’on voyait tous son état se dégrader de jour en jour, à aucun moment son pronostic vital n’a été engagé. Des soins dans une clinique de repos aux rendez-vous de kiné pour une rééducation future avaient été même organisés pour son retour… La première fois que j’ai vu mon père à l’hôpital, il avait perdu plus de 17 kg en dix jours. Et ses ongles des mains et des pieds étaient si noirs que l’on aurait cru qu’il sortait de la mine. Lorsque j’ai intercepté l’une des aides-soignantes qui s’occupait de mon père pour l’explication d’une telle crasse, sachant que mon père a toujours été très propre, celle-ci m’a rétorqué avec une amabilité sans nom qu’elle ne pouvait pas faire les ongles de mon père car celui-ci était trop agressif envers elle. Je fus estomaqué. Je lui ai demandé si elle ne se moquait pas de moi et si la salle de bain avec wc incorporé présente dans la chambre dans un état vraiment dégueulasse n’était pas trop agressive non plus pour un minimum d’hygiène… En outre, mon père était à l’article de la mort, il tenait à peine debout, alors l’agressivité, il ne pouvait même pas lever un bras, il n’avait même plus la force de se remonter dans le lit. J’ai ensuite rencontré l’un des médecins qui prenait en charge mon père. Elle m’a reçue dans son bureau avec quatre infirmières (probablement ses gardes du corps) et des lunettes de soleil sur le nez, qu’elle a toutefois retirées au bout de cinq minutes. On était au mois d’août. Quant à son diagnostic, même un débile avec un QI de grenouille ne l’aurait pas cru. Selon elle, mon père aurait fait des dizaines d’AVC durant ces dernières années, il aurait les bonnes bactéries naturelles présentes dans ses intestins, comme chez tout être humain, qui seraient devenues mauvaises en vieillissant, dont ce phénomène serait classique chez les personnes âgées ou il aurait même des troubles cognitifs depuis des années que nul dans notre famille n’aurait su déceler au vu de notre affectif. Malgré tout ça, mon père était en parfaite santé. En gros, elle m’a prise pour une conne. Après son speech, j’ai évoqué la maladie nosocomiale. Elle a mis fin à l’entrevue en prétextant un autre rendez-vous dans un autre hôpital. Les quatre infirmières m’ont raccompagnée vers la porte et la femme médecin m’a tourné le dos pour se mettre face à la fenêtre sans me serrer la main que je lui tendais avant de partir. Les infirmières ont claqué la porte derrière moi. Nos moyens financiers ne le permettant pas à cette époque, nous avons dû abandonner toute idée de démarche judiciaire à l’encontre de l’hôpital.