Sashimi

LIFESTYLE CUISINE : LE GOUT SELON NOBU.

Malgré la chaleur étouffante partie, la pluie, la température plus basse, plus de fraîcheur, qui ont pris le relais, certains d’entre nous aspirent encore à des repas légers.

Mais aussi, au-delà de cette période caniculaire, de plus en plus nous souhaitons manger plus sain, plus naturel, pour le bien de notre santé.

Alors que quelques-uns se tournent vers le végétarisme, le végétalisme ou le véganisme, les autres demeurent des omnivores. Terme plus vraiment à la mode remplacé par celui du flexitarisme.

Et la cuisine traditionnelle japonaise, dont un article sur ce blog en a fait la référence l’an dernier, est considérée comme étant l’une des cuisines du monde la plus salubre. Parmi ses spécialités culinaires, le sashimi est un mets traditionnel de sa gastronomie.

Le sashimi est même un véritable art culinaire depuis le 15e siècle au Japon. Composé de tranches de poisson frais, il se consomme ainsi cru. Sa préparation typique de la culture japonaise offre ensuite une présentation esthétique élaborée. Le poisson cru est détaillé en morceaux équivalant à une bouchée.

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Le thon, le thon rouge, le maquereau, la limande, le saumon, la daurade, la noix de Saint-Jacques, le poulpe, la langouste, les crevettes, ou encore autres mollusques et crustacés sont les produits de la mer les plus couramment utilisés. Quant au fameux fugu, plus connu sous l’appellation de « poisson-globe » ou « poisson-ballon » (il se gonfle d’eau quand il se sent menacé, d’où ses surnoms), il est consommé à titre exceptionnel en raison du nombre de cuisiniers très restreint autorisé au Japon et de son éventuelle toxicité. Il peut provoquer de très graves intoxications à la tétrodotoxine, neurotoxine naturelle présente chez certaines espèces de poisson, les tétraodons. Le foie, les ovaires, les intestins et la peau du fugu possèdent ce poison très toxique (actif à des concentrations de l’ordre du nanomolaire, relatif aux nanomoles, unités de mesure de quantité de matière correspondant à une division par 10 puissance -9 d’une mole), contre lequel encore à ce jour aucun antidote n’existe. La mort intervient dans un délai de 4 à 6 heures après absorption. Cette neurotoxine paralyse les muscles et entraîne alors la mort par arrêt respiratoire. Enfin soyons rassurés, loin de nous la proposition de nous présenter du poisson-globe dans nos sashimis.

Bien évidemment, qui dit poisson cru, dit forcément poisson frais. Mais également, porte-feuille bien garni. Ce mets est coûteux en France, car il n’est pas encore très popularisé chez nous. Cependant, il est tout à fait possible de l’élaborer soi-même avec les produits de la mer concernés les plus abordables au niveau prix.

À vos baguettes !