Le Burundi veut interdire les sacs plastiques dès 2020

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À l’heure où les mouvements écologiques battent leur plein sans grands succès, de plus en plus de pays veulent apporter leur pierre à l’édifice afin de combattre la pollution.

C’est le cas du Burundi, pays d’Afrique de l’Est situé dans la région des Grands Lacs, dont il tient un grand rivage sur le Lac Tanganyika. Entouré par la République Démocratique du Congo (RDC) à l’ouest, le Rwanda au nord, et la Tanzanie à l’est et au sud, le Burundi a modifié sa capitale le 21 décembre 2018 qui est désormais Gitega, bien que son ancienne capitale Bujumbura reste la capitale économique du pays.

Sa prise de position a eu lieu en 2018. Sciences et Avenir avec AFP vous l’expliquent dans leur article du 14 août 2018, publié sur le site de Sciences et Avenir.

Vous me direz que c’est une bonne chose. Mais n’est-ce pas un coup d’épée dans l’eau ?

Shopping bags recycling

Dans le précédent article Astuce déco écolo, paru sur ce blog à la date du 3 octobre 2018, j’avais déjà évoqué ce « phénomène plastique » qui envahit notre société, et ce depuis des décennies.

Alors que certains ont manifesté récemment à Paris contre le réchauffement climatique, avec téléphone portable dans la main et autres objets pas vraiment écolo, d’autres luttent aussi à leur façon pour la nature, comme les pays cités dans l’article au sujet du Burundi.

Or que ce soit un camp ou l’autre, une manière de faire entendre sa voix ou sa volonté de vouloir faire changer les choses, que faisons-nous, nous, vraiment à titre individuel pour que les choses changent ?

Nous respectons le tri sélectif. Les plastiques, entre autres, dans la poubelle en plastique, mais qui serait biodégradable, dont ces plastiques se retrouvent quand même et encore sur le bord des autoroutes, dans la mer, dans les forêts…

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Nous nous laissons entraîner par la mode des produits « bio », dont seuls ceux qui ont un portefeuille relativement bien garni peuvent se les payer. Certains utilisent même une application sur leur téléphone portable leur indiquant le niveau de salubrité du produit à consommer. Action qui quelque part robotise un peu plus l’humain. Car franchement, avons-nous besoin de ce genre d’appli pour savoir si nous mangeons sainement ou pas ?

Nous tentons de quelque manière que ce soit de nous donner bonne conscience à travers telle ou telle action en nous rassurant d’avoir bien fait les choses. Et si rien ne change, nous reportons la faute sur nos gouvernants, qui ont certes leur part de responsabilité mais qui en plus doivent endosser la nôtre.

Lorsque je me dirige vers les magasins alimentaires, je constate systématiquement qu’au moins un caddy possède des détritus, liste de courses oubliée, emballage plastique coincé au fond, parfois épluchure de fruits, cintre en plastique resté accroché sur le devant, etc. Le plus flagrant, les poubelles, dont certaines se retrouvent avec plus de déchets à leur pied que dedans. Quelle est donc ici la responsabilité de nos gouvernants ?

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De même, si des canettes en fer diverses, des emballages alimentaires, des bouts de pare-chocs, des pneus, des jantes de voitures… jonchent le long des bas-côtés des routes, dont une portion de l’autoroute A15 en direction de Cergy-Pontoise en est une preuve vivante, est-ce la faute de nos gouvernants ?

N’avons-nous pas, nous aussi, une responsabilité citoyenne au quotidien par nos actes ? Ne pouvons-nous pas modifier nos comportements envers la nature afin de mieux la préserver ? Ne devons-nous pas cesser de jeter nos déchets n’importe où, se disant que ce n’est pas grave, c’est biodégradable ? Ne nous faut-il arrêter de brûler des voitures dont cette fumée toxique pollue un peu plus notre atmosphère… ?

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