Dimanche d’automne

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Premier vrai dimanche d’automne, dans ma région, avec un petit 4°C matinal, une partie du jardin où le givre s’est déposé et le pare-brise de la voiture à gratter…

Un tout petit coup de blues aussi en pensant à ma campagne anglaise qui me manque en cette période. Les Anglais me manquent également d’ailleurs.

Cela fait déjà un peu plus de deux mois que je suis en France. Et ma réadaptation s’avère un peu plus compliquée que prévue.

Autant les Anglais sont critiquables en bien des domaines, autant ils sont des exemples à suivre en beaucoup d’autres.

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Depuis mon arrivée en France, je n’entends que des gens se plaindre, je n’observe que de l’agressivité… La tristesse, la solitude, un mal-être ambiant, un savoir-vivre où c’est la loi du plus fort, sans foi ni loi, qui tend à l’emporter. À aucun moment, je n’ai ressenti de la joie, une forme quelconque de bonheur. Je peux du reste compter sur les doigts d’une main les sourires que j’ai pu voir s’afficher sur le visage des gens.

Dans la région anglaise, région pauvre, où j’ai résidé durant plus de 5 ans, ses habitants avaient les mêmes problèmes qu’ici. Sachant qu’un Anglais pauvre est loin d’équivaloir à un Français pauvre, car l’Anglais pauvre n’a absolument pas le même statut social que le Français pauvre. Les aides étatiques anglaises sont proches de zéro. Ce qui n’est pas le cas en France. Malgré cela, les Anglais ont une vision plus optimiste de la vie. Ils ont une notion de responsabilité propre plus importante. Ils se prennent davantage en charge. En gros, ils se responsabilisent et ne rejettent pas systématiquement la faute sur l’État, la société, les autres quoi… Je rappelle en aparté que la région anglaise où j’étais avait un taux de chômage de plus de 20 %. Je vous laisse imaginer.

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Lorsque je suis revenue en France pour m’y installer, la courtoisie à laquelle je m’étais très vite et bien familiarisée durant ces années, aux oubliettes ! Les restaurants vivants où les gens riaient, parlaient fort, à la poubelle ! Les personnes inconnues croisées dans les rues qui vous souriaient et vous saluaient, terminé ! Les échanges amicaux dans les pubs avec des parfaits étrangers qui se poursuivaient jusque tard dans la nuit, fini !

Vous me direz, et je l’espère, que ce n’est pas partout comme cela en France. Mais dans la région parisienne où je me trouve, ce n’est pas vraiment l’euphorie. La froideur à l’image de ce dimanche d’automne y est présente comme le givre qui s’accroche à l’herbe de mon jardin ce matin.

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Quoi qu’il en soit, cette courte expérience parisienne ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir. Je change de région d’ici quelques mois. Un concours de circonstances auquel je ne m’attendais absolument pas va me conduire dans le 27 (Eure), à la limite du 95 (Val-d’Oise), où là je resterai pour de bon, enfin pour un certain nombre d’années, je l’espère.

Je vous en dirai davantage au moment venu. Puisque de nouveau, je serai probablement sans connexion Internet durant un laps de temps. En attendant, la seule chose qui n’a pas changé et m’apporte un soutien énorme dans cette réadaptation, c’est vous. Ces échanges chaleureux qui se poursuivent où que vous soyez et où que je sois ou aille…

Bon dimanche !

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