Christmas pudding

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Dessert typique et traditionnel servi le jour de Noël au Royaume-Uni ainsi qu’en Irlande, le Christmas pudding, le pudding de Noël, est originaire d’Angleterre. Il est aussi appelé Plum pudding, dont le terme général fait référence à d’autres sortes de puddings bouillis contenant des fruits secs.

L’expression « plum pudding » se rapporte également au modèle atomique de Thomson qui découvrit l’électron en 1897. Dans ce modèle, l’atome est formé d’électrons baignant dans une « soupe » de charge positive pour équilibrer la charge négative des électrons, à l’image donc des prunes, plum, dans un pudding.

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Histoire

Le pudding apparu dans les années 1420 en Angleterre prit sa forme finale à l’époque victorienne. Il était en premier lieu un moyen de préserver la viande à la fin de la saison. En raison des pénuries de fourrage, le bétail en trop était abattu en automne. La viande était ensuite stockée dans des plats à gâteaux remplis de fruits séchés agissant comme des conservateurs. Les grandes tartes de viande hachée ainsi obtenues servaient alors à nourrir un bon nombre de personnes, notamment à la période des fêtes.

L’ancêtre du pudding était le standing pottage, datant de 1420, désignant un plat de veau, de mouton ou de poulet confit épaissi avec du pain puis rougi avec du bois de santal et des groseilles. Sous le règne d’Elisabeth I, des prunes furent ajoutées à la recette. Ce plat devint si populaire qu’il prit à partir de ce jour le nom de Plum pottage.

Le Plum pottage, était dès lors un brouet constitué d’un mélange de viande et de légumes issu de l’époque romaine. Préparé dans un grand chaudron, dans lequel les ingrédients étaient cuits lentement avec des fruits séchés, du sucre et des épices, le brouet était un plat à base d’ingrédients simples (viande de porc, sang, sel, etc.) sous forme semi-liquide consommé dans la Grèce Antique et au Moyen-Âge, tel que le brouet de fèves.

Au 18e siècle, les techniques de conservation de la viande ayant évolué, les ingrédients salés de la tarte de viande hachée et du Plum pottage ont progressivement diminué au profit du doux. La tarte de viande hachée a gardé son nom, tandis que le Plum pottage (le brouet) s’est transformé en Plum pudding.

Le Plum pudding, consommé à l’origine au Harvest Festival, la Fête de la récolte, et non à Noël, fut toujours un mets de célébration. Mais à partir des années 1830, étant alors une boule de farine, de fruits, de graisse de rognon, de sucre et d’épices, surmontée de houx, il prit sa forme définitive et fut de plus en plus associé à Noël. De là naquit le Christmas pudding.

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Préparation

Le Christmas pudding a de nombreuses recettes transmises avec fierté dans la famille de génération en génération. Ces recettes emploient traditionnellement les ingrédients les plus chers, tels que les aromates doux essentiels à développer le riche arôme particulier du pudding.

Cuit à la vapeur avec des fruits secs et des noix, ce pudding lourd préparé généralement avec de la graisse de rognon est de couleur allant du brun foncé au noir. Cette dernière varie selon la quantité de sucre brun et de mélasse noire utilisés ainsi que de la longueur de sa cuisson. Le mélange est humidifié de jus d’agrumes, de Cognac ou plus souvent de bières brunes (Mouldt, Stout ou encore Porter), puis est bouilli dans un tissu et présenté en forme de boule. Mais, depuis le début du 20e siècle, les puddings sont couramment préparés dans des jattes.

La préparation du Christmas pudding débute au Stir-up Sunday, le dimanche du mélange, soit 5 semaines avant Noël. Elle subit ensuite plusieurs heures de cuisson à la vapeur qui peuvent être écourtées sans perte de qualité avec une cocotte-minute. Avant d’être servi, le Christmas pudding est de nouveau réchauffé à la vapeur et accompagné de Cognac ou de rhum flambé. Il est alors présenté décoré d’une feuille de houx positionnée sur le haut du dôme.

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Traditions

Dans la préparation du mélange, des pièces de monnaie en argent y étaient insérées puis conservées par la personne qui les trouvaient dans sa part lors de sa dégustation. Durant les 5 semaines, chaque membre de la famille, enfants compris, devait remuer le mélange en faisant un vœu. Ces pratiques ont ensuite disparues, surtout celle des pièces en argent véritables qui se sont raréfiées et dont les pièces remplaçantes en alliage pouvaient gâter la saveur du Christmas pudding.

D’autres objets symboliques pouvaient également y être incorporés, comme le petit os de bréchet du poulet en forme de V, signe de porte-bonheur, un dé à coudre en argent, pour la fortune, ou une ancre, pour le retour du marin sain et sauf au port.

Enfin, les puddings possédant de très bonnes propriétés de conservation, de nombreuses familles en conservent un de la période de Noël afin de le manger plus tard dans l’année, souvent à Pâques. Certaines familles préparent même ce pudding un an à l’avance.

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7 commentaires sur « Christmas pudding »

    1. C’est un pudding particulier que je n’apprécie pas trop non plus, car très lourd et par forcément savoureux. Il ne m’a pas laissé non plus un souvenir impérissable. Tous ceux que j’ai pu goûter m’ont plutôt soulevé le cœur qu’autre chose. Concernant ma propre recette, je fais celle de ma grand-mère, à la française : des restes de pain dur émiettés et trempés dans 1 litre de lait au réfrigérateur pendant 24 h avec des raisins secs, dattes, pruneaux séchés ou autre mélange de fruits séchés, selon les goûts. Le lendemain, je verse ce mélange (le lait avec) dans une grande cocotte que je mets sur feu doux et j’ajoute en remuant à chaque ajout de la margarine, du chocolat fondu au préalable au bain-marie, du sucre roux et un sachet de sucre vanillé, l’intérieur d’une gousse de vanille extrait à l’aide d’un couteau et une cuillère à soupe d’extrait fort de jus de café (une cuillère à soupe d’eau pour une cuillère à café en poudre que tu infuses) et une cuillère à soupe de Cognac ou d’Armagnac. J’arrête le feu, puis verse le tout dans un grand plat terrine allant au four et je finis la cuisson au four à 150°C, chaleur tournante pendant 40 minutes. Je laisse refroidir et le pudding est prêt. Le pudding est ainsi, pour moi, plus onctueux et beaucoup moins lourd. Mais, tu connais peut-être toi aussi cette recette ? Bisous 🙂

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