Tchétchénie : les couples divorcés sont forcés à se remettre ensemble

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Après le sort que les autorités tchétchènes ont réservé aux homosexuels, c’est au tour des familles d’être attaquées.

Le journal The New York Times a révélé dans son article du 26 août dernier une nouvelle mesure appliquée concernant la politique familiale dans le pays.

Ainsi, une commission gouvernementale, « le Conseil pour l’harmonisation des mariages et des relations familiales », est chargée d’inciter fortement les couples séparés ou divorcés depuis peu ou longtemps à se remettre ensemble « pour les enfants », en avançant l’idée qu’une famille unie permettrait d’éviter à l’enfant de s’embrigader dans le terrorisme. Cet été, cette commission est déjà parvenue à réunir près de 948 couples. Pour arriver à son objectif, l’État bombarde les médias audiovisuels de reportages mettant en valeur les bienfaits de cette réconciliation. Une propagande bien rodée.

Mais également, le père et la mère remis ensemble sont extrêmement surveillés avec des visites régulières d’intimidation de la police. La peur est si présente par les autorités très menaçantes que de nombreux parents concernés se taisent ; car montrer un quelconque désaccord peut être lourd de conséquences.

Ramzan Kadyrov, le chef du régime, justifie cette nouvelle mesure en expliquant qu’un enfant issu d’une famille désunie serait plus prédisposé à entrer dans le terrorisme, en ajoutant de surcroît : « Sur 100 enfants de familles séparées, seuls 5 ou 6 sont normaux ». Il aurait été aussi jusqu’à déclarer que le risque serait plus accru dans les cas des enfants élevés uniquement par la mère.

À la lecture de ces propos, il est à se demander si cet homme, à supposer qu’il ait été un enfant d’un foyer « uni », aurait une notion de la normalité « normale » et si son éducation aurait été de même normale…