Polémique autour de l’oléoduc entre les États-Unis et le Canada

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Le projet Keystone XL se chiffrant à 3,8 milliards $ qui doit relier l’Amérique du Nord sur 1 900 km (dont 1 400 km aux États-Unis) et le Canada soulève la polémique au niveau de sa construction depuis la présentation de sa première demande datant d’il y a 10 ans. De nombreux écologistes et des tribus Sioux ont mené une longue lutte afin d’empêcher l’exécution de ce projet.

Cet oléoduc permettra l’acheminement du pétrole canadien extrait des sables bitumeux de l’Alberta vers les raffineries du golfe du Mexique avec une capacité de plus de 800 000 barils par jour. Bien que sa plus importante portion soit déjà construite, son utilité ainsi que ses risques potentiels sur l’environnement et le changement climatique demeurent des sujets de débat.

En novembre 2015, Barack Obama avait posé son veto en bloquant la construction de la structure compte tenu du débat sur le réchauffement climatique ainsi que les problèmes environnementaux que pourrait provoquer cet oléoduc. Mais le 24 mars 2017, Donald Trump a donné son feu vert à la continuité des travaux.

En 2016, la tribu Sioux de Standing Rock et des groupes écologistes suivis de milliers d’autres manifestants ont tenté de stopper la réalisation d’un tronçon pendant plusieurs mois. Selon les Amérindiens, ce tronçon traverserait non seulement des sites sacrés, mais menacerait aussi leurs sources d’eau potable.

En solidarité, le 10 mars 2017, des manifestants à Portland (Oregon) se sont réunis contre la construction du Dakota Access Pipeline (société Dakota Access basée au Texas).

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Le Dakota Access Pipeline avec la réserve indienne de Standing Rock en orange

Le Dakota Access Pipeline transporte le pétrole du Dakota du Nord (l’un des principaux pôles de production de gaz et de pétrole de schiste des États-Unis) vers un centre de distribution dans l’Illinois. Et malgré qu’il soit de nouveau actif, l’avenir de ce projet reste au centre d’une bataille judiciaire.

Le 22 août 2017, l’exploitant de cet oléoduc américain a entrepris des poursuites judiciaires à l’encontre de plusieurs groupes de défense de l’environnement, les accusant d’incitation à la violence. Ce dernier a avancé l’argument que les ONG avaient lancé de fausses accusations lorsqu’elles avaient notamment déclaré que les tribus installées sur le tracé du projet n’avaient pas été suffisamment consultées par lui. La partie plaignante a d’ailleurs déclaré : « Les groupes de défense de l’environnement fabriquent des arguments sensationnalistes et grossièrement manipulés visant uniquement à se maintenir et à s’enrichir à travers des dons. »

Pour la défense, Greenpeace a mis en cause le cabinet Kasowitz Benson Torres LLP engagé par l’exploitant, dont l’un des fondateurs est également l’avocat de longue date de Donald Trump. Tom Wetterer, l’avocat de l’ONG, a précisé : « C’est la deuxième année de suite que l’avocat préféré de Donald Trump au cabinet juridique Kasowitz lance des poursuites sans fondements contre Greenpeace […] La plainte ne fait que répéter des accusations fallacieuses. »

Enfin, le groupe Energy Transfer Partners (filiale de la société Dakota Access) a accusé Greenpeace et d’autres ONG de racket, diffamation et d’incitation à un type de violence qu’il a qualifié même d’ « écoterrorisme » concernant les actions menées envers le Dakota Access Pipeline. Ce à quoi Greenpeace a vivement répondu : « c’est du harcèlement de la part d’intimidateurs ».

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