Fight for Dignity

Rehabilitation des femmes violees par le sport

Née le 7 novembre 1973 à l’Union en Haute-Garonne, Laurence Fischer est une karatéka française spécialisée en combat (kumite) dans la catégorie des poids de plus de 60 kg. Triple championne du monde, dont deux championnats remportés en individuel et un par équipe, diplômée de l’École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales (ESSEC), passionnée pour le théâtre, elle est surtout fortement engagée pour l’éducation par le sport.

Déjà à l’époque où elle jonglait entre ses compétitions et sa scolarité à l’ESSEC, elle était partie entraîner la toute nouvelle équipe féminine de karaté afghane à Kaboul. C’est là qu’elle comprend que le karaté est « un merveilleux outil d’émancipation, d’apprentissage de sa propre liberté ».

Elle décide de poursuivre en apportant son expérience aux victimes de viol de guerre de la République Démocratique du Congo (RDC). Sur la demande d’Alphonsine, l’une des jeunes pensionnaires de l’hôpital Panzi, fondé par le Dr Mukwege, désireuse d’apprendre un sport de combat, Laurence Fischer se rend en RDC en 2013.

Sur place, elle y découvre que : « Le corps est réparé chirurgicalement, on propose de la musicologie, un soutien psychologique, une alphabétisation. Mais rien pour le corps alors que c’est le corps qui est traumatisé ». Elle collabore alors avec la fondation Panzi puis crée en mars 2017 l’association Fight for Dignity afin de permettre à ces jeunes femmes de se reconstruire et reprendre confiance en elle. Elle leur apprend ainsi à se réapproprier leur corps. Voulant rendre son programme de reconstruction par le sport durable, elle engage et forme un professeur congolais qui donne des cours à la fondation. Elle espère également que le flambeau sera repris par certaines femmes qu’elle a enseignées.

« Ce que j’ai compris et appris du karaté, j’ai toujours voulu le partager parce que ça m’a comblée […] il y a quelque chose qui ressort, et pour ces filles, c’est souvent ce qu’elles n’arrivent pas à exprimer autrement, c’est-à-dire de la colère, de la honte. […] Une fois que les filles se sentent mieux et qu’elles sortent de la structure, il faut qu’elles puissent se sentir acceptées malgré ce qu’elles ont subi. On veut donc leur permettre en sortant, grâce à l’apprentissage d’un métier, d’accéder à l’autonomie. »
(Laurence Fischer)

« On les appelle « les survivantes » parce que c’est déjà un miracle qu’elles survivent à ce qu’elles ont subi. »
(Dr Denis Mukwege)

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