La reine Elizabeth II fête ses 90 ans !

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Résidant en Angleterre, certes pour un période déterminée, je ne pouvais pas passer à côté de l’anniversaire des 90 ans de la reine Elizabeth II.

Et 64 ans de règne faisant ainsi de cette Lady le souverain britannique ayant régné le plus longtemps !

Chapeau, Sa Majesté !

Quant au trône prévu pour Charles, héritier légitime, normalement, il ne semble pas prêt à se libérer.

« She’s the boss », tel l’héritier a résumé le ressenti général sur la reine !

Et pour cause, cette femme de caractère, quoi que nous en pensions, est une femme qui est toujours respectée que ce soit dans son pays ou dans le reste du monde !

Ne voulant apporter d’opinion sur la politique de la reine qui serait totalement hors sujet, je m’arrête ici…

Elizabeth II a fêté ainsi ses 90 ans le 21 avril 2016.

Happy birthday !

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Harriet Tubman (1820-1913)

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Poursuivons ce vendredi dans la bonne humeur avec une autre superbe bonne nouvelle.

Harriet Tubman, née, Araminta Ross vers les années 1820 (son année de naissance n’a pu être déterminée avec exactitude, puisque à cette époque ni le lieu ni la date de naissance de beaucoup d’esclaves noirs n’étaient répertoriés) dans le comté de Dorchester dans L’État du Maryland aux États-Unis et décédée le 10 mars 1913 à Auburn dans l’État de New York va devenir la première femme noire à être représentée sur un billet de banque américain ; le billet de 20 dollars.

Un évènement historique annoncé ce 20 avril par le secrétaire au Trésor, Jack Lew. Hormis un certificat argent de la fin du 19è siècle sur lequel apparaissait Martha Washington et un billet de 20 dollars au revers duquel était représentée l’Amérindienne Pacohontas dans les années 1800, aucune femme n’a jamais figuré sur la monnaie américaine.

Harriet Tubman, née esclave, de parents esclaves, ses ancêtres étaient de purs africains. Elle vécut sa petite enfance avec sa grand-mère, trop vieille pour travailler. Vers l’âge de 6 ans, son maître l’a prêta à un couple chez lequel elle était employée à la couture et battue. Renvoyée pour avoir posé des pièges à rats, elle devint employée de maison et baby-sitter. Vers l’âge de 12 ans, elle prit le nom de sa mère et porta un bandana de couleur claire pour signifier qu’elle était devenue adulte et fut envoyée au travail dans les champs, comme le voulait la coutume. Au cours de son adolescence, elle reçut des coups sévères à la tête la marquant ainsi à vie pour avoir refusé d’aider son contremaître blanc à l’arrestation d’un esclave qui tentait de prendre la fuite.

Vers 1844, elle se maria avec un Afro-américain libre, John Tubman. Ne partageant pas son rêve avec elle de partir vers les États du Nord pour qu’elle soit libre, il l’a dénonça à son maître. Elle le quitta puis s’enfuit pour rejoindre la ville de Philadelphie en 1849. Aidée par une femme blanche, elle commença son long parcours vers la liberté. En chemin, sur la ligne de Mason-Dixon, ligne de démarcation entre les États abolitionnistes du Nord et les États esclavagistes du Sud, elle rencontra un couple abolitionniste qui la conduisit jusqu’à Philadelphie où elle y trouva du travail et économisa de l’argent afin de venir en aide à d’autres esclaves. Elle rencontra alors William Still (1821-1902) qui fut l’un des plus actifs membres de l’Underground Railroad. Cet homme noir, né libre en Pennsylvanie, sachant lire et écrire, interrogea des esclaves en transit et écrivit un livre, paru en 1872 relatant avec leurs noms leur histoire, intitulé « The Underground Railroad » et livre dans lequel il fit référence également à la force de Harriet Tubman. Livre toujours en publication.

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Harriet Tubman, full-length portrait, Sally Library of Congress Photo

En 1850, c’est avec cet homme qu’elle porta ses premiers secours aux esclaves pour qu’ils s’échappent vers le Nord et devint par la suite l’un des chefs de réseau, les « conductors » de l’Underground Railroad. Elle revint au Maryland chercher son frère et d’autres amis avec lesquels elle alla se réfugier dans la maison de Thomas Garrett, l’un des plus importants membres de l’histoire de l’Underground Railroad.

Et c’est en décembre 1860 que son activité dans l’Underground Railroad se termina par un ultime voyage où elle escorta les 7 derniers esclaves du Maryland au Canada. Elle fut ainsi l’un des chefs de réseau le plus connu de l’Underground Railroad, dont elle aida plus de 300 esclaves à gagner la liberté au cours de ses 19 voyages à travers le Sud des États-Unis avant la guerre de Sécession et au cours desquels, elle ne perdit jamais un seul passager.

En 1861, elle rejoignit l’armée de l’Union, en tant que cuisinière, infirmière et espionne, où durant l’été 1963, elle travailla même en collaboration avec le Colonel James Montgomery en créant un groupe d’espions chargé d’informer le Colonel sur les esclaves qui voulaient rejoindre l’armée de l’Union.

En 1865, après la guerre de Sécession et l’abolition de l’esclavage, elle orienta ses actions dans le combat contre le racisme et le mouvement en faveur du droit de vote des femmes.

En 1869, quatre après la fin de la guerre de Sécession, elle s’établit à Auburn dans L’État de New York où il y finit ses jours avec son second mari, épousé la même année, Nelson Davis, qu’elle avait connu en Caroline du Sud lors d’une opération de la Guerre Civile. Ils vécurent ensemble pendant 19 ans.

En 1908, elle acheta la propriété mitoyenne à la sienne pour y construire une structure en bois pour les personnes âgées et les indigents noirs à New York. Peu avant sa mort, elle fit don de sa maison à l’église Methodist Episcopal Zion Church pour les personnes âgées.

Le 10 mars 1913, elle mourut donc et fut enterrée avec les honneurs militaires au cimetière de Fort Hill. Elle reçut par la suite, à titre posthume, de nombreux honneurs, notamment le  10 mars 1990 où sa mémoire fut honorée et le dernier, un timbre émis en 1995 par l’U.S Federal Government.

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Harriet Tubman remplacera le 7è président des États-Unis Andrew Jackson sur le billet de banque de 20 dollars

L’activisme de Harriet Tubman au service de ces nombreux esclaves dans leur fuite vers la liberté lui valut les surnoms de Moïse noir, Grand-mère Moïse ou encore Moïse du peuple Noir.

« Une femme, un leader et une combattante de la liberté ! Je ne peux imaginer meilleur choix pour le billet de 20 dollars que Harriet Tubman », a déclaré sur Twitter Hillary Clinton, candidate démocrate à la présidence américaine qui sera peut-être le 45e président des États-Unis et surtout, elle aussi en parallèle, la première femme du pays à ce poste.

En juin 2015, le Trésor avait annoncé son intention de remplacer le portrait de son premier secrétaire au Trésor américain Alexander Hamilton (1789-1795) sur le billet de 10 dollars par celui d’une femme, mais dont il ignorait laquelle. Cependant, cette idée fut vivement critiquée par les partisans de ce père fondateur de la Constitution qui lui préféraient un autre remplaçant en suggérant le beaucoup moins populaire Andrew Jackson, 7è président américain présent sur les billets de 20 dollars.

L’administration avait alors lancé une enquête d’opinion d’envergure afin de déterminer qui serait cette femme en effigie sur un billet pour la première fois depuis 100 ans.

Jack Lew fut surpris de la réaction vive des gens, comme il l’a déclaré : « Nous avons reçu des millions de réponses » et parmi elles, les noms d’Eleanor Roosevelt et de la militante de la lutte contre la ségrégation raciale Rosa Parks revenaient le plus souvent en faisant d’elles les deux finalistes en lice. Néanmoins, l’impression de ce nouveau billet ne devrait voir le jour qu’aux alentours de 2020 ou 2030, selon les différentes sources des médias… En clair, ça va se faire, mais quand ? En tout cas, pas tout de suite !

Le groupe Women on 20s a affirmé qu’il « est prêt à clamer victoire […] Après plus d’un an de campagne pour convaincre le Trésor de remplacer Andrew Jackson sur le billet de vingt dollars par le visage d’une héroïne américaine », dont ce fut Harriet Tubman élue avec un demi-million de voix recueilli dans un sondage en ligne. Cette association de défense des droits des femmes pousse le Trésor à émettre cette nouvelle coupure dès 2020, date à laquelle sera célébré le 100è anniversaire du droit de vote des femmes aux États-Unis.

Monoprix lutte contre l’élevage intensif des poules

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Ah ! Ça, c’est une bonne nouvelle ! Enfin, une enseigne commerciale qui se décide à agir contre les excès agroalimentaires !

Voilà de quoi nous mettre d’humeur joyeuse à l’approche du week-end !

L’une des grandes chaînes de supermarchés français, Monoprix, a annoncé, à compter du 11 avril de cette année, qu’elle mettait définitivement un terme à la commercialisation des œufs issus d’élevage de poules en batterie.

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Il est vrai que depuis un certain temps la maltraitance animale est au cœur de l’actualité. Des éleveurs aux consommateurs, en passant par les revendeurs, beaucoup ont été mis à l’index pour leurs pratiques, même indirectes soit-elles, plus ou moins barbares sur les animaux.

C’est dans cette conjoncture relativement tourmentée du secteur agricole que l’enseigne a pris la décision de ne plus apporter son soutien à l’élevage intensif des poules en retirant ainsi des rayons de ses 600 magasins en France les œufs issus de ce système, comme elle l’a déclaré dans un communiqué : « Monoprix fait le choix de retirer définitivement les œufs de catégorie 3 »

De par cette prise de position, Monoprix devient dès lors la première grande entreprise de distribution à ouvrir la marche dans ce domaine.

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Bien évidemment, cette action a été saluée par les associations de défense des animaux qui combattent ce concept d’élevage intensif représentant pas moins de 75% de la production française ; des centaines de poules sont entassées par m2 dans des immenses entrepôts où elles ne voient et ne verront jamais la lumière du jour.

L’ONG de défense du bien-être animal, L214, à l’origine de nombreuses vidéos dénonçant les actes de barbaries effectués sur les animaux dans les abattoirs, dont la célèbre vidéo sur les tortures inimaginables pratiquées sur les animaux destinés à la consommation de l’abattoir intercommunal du Vigan dans le département du Gard, a félicité cette décision auprès du HuffPost dans sa déclaration : « Il faut éliminer les pires formes d’élevage et cela fait partie des bonnes initiatives. Ils sont leaders dans le secteur et c’est par eux que peut passer le changement »

Mais, l’enseigne veut aller plus loin dans son opération par « une démarche de sensibilisation auprès des consommateurs […] une brochure explicative et un affichage en magasin » ainsi que sur les réseaux sociaux afin d’aider en partie les clients à connaître la provenance des produits qu’ils consomment.

Monoprix lutte contre l'élevage intensif des poules_oeufs-boîte_wpCar cette méconnaissance est courante. Il faut d’ailleurs savoir que pour les œufs, le 1er chiffre imprimé sur ces derniers indique le type d’élevage :

– 0 = bio
– 1 = en plein air
– 2 = au sol
– 3 = en cage

Les 2 lettres suivantes correspondant au pays d’origine, FR pour France par exemple.

En outre, ce n’est pas la première fois que l’enseigne exprime sa préférence pour l’élevage en plein air des poules. En 2013, elle avait déjà annoncé qu’elle ne commercialiserait plus ces types d’œufs sous sa marque et en 2015, devançant les grands fabricants Lesieur et Amora, elle avait décidé de supprimer ces œufs de la fabrication des pâtes d’Alsace et de la mayonnaise de sa gamme Monoprix Gourmet.

Et d’autres grandes enseignes étrangères de l’industrie agroalimentaire suivent désormais cet exemple en pouvant alors faire pression sur ce marché.

C’est le cas aux États-Unis et au Canada, où la très célèbre société McDonald’s, utilisant près de 120 millions d’œufs par an, a décidé, il y a de cela un peu plus d’un an, de ne plus accepter des œufs de poules en cage.

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Souhaitons donc très fort que ce phénomène ne soit pas l’effet d’une mode qui part aussi vite qu’elle est venue, mais que ce parti pris devienne plutôt annonciateur d’une véritable volonté d’améliorer non seulement la condition de vie et de fin de vie de ces animaux, mais aussi notre qualité de consommation.

Alors, peut-être que quelque part, certains types de maladies dites « génétiquement rares » ou encore de cancers pourront eux aussi partir définitivement de notre paysage santé…