« Bye Bye Plastic Bags »

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Un gros coup de cœur pour ces deux courageuses et persévérantes adolescentes !

En Indonésie, à Bali, consternées par le constat de l’ampleur des déchets s’accumulant sur leur île, Isabel et Melati Wijsen ont décidé d’agir.

Il y a trois ans, les deux sœurs ont commencé leur traque aux déchets, notamment pour la plupart des sacs plastiques parmi les 680 m3 de déchets quotidiens, en lançant ainsi la campagne Bye Bye Plastic Bags. Elles en ont parlé à leurs camarades de classes, à d’autres enfants, puis ont organisé des nettoyages de plage, des manifestations, des conférences dans les écoles, un défilé de mode, ont même été plus loin en faisant une grève de la faim pour se faire entendre, et à force de persévérance leur mouvement a fini par prendre de l’ampleur jusqu’à atteindre la haute sphère gouvernementale en réussissant à rencontrer le Gouverneur de Bali, I Made Mangku Pastika, qui leur a promis alors de s’engager à son tour à ce que plus aucun sac plastique ne circule sur l’île d’ici 2018.

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Elles ont également rencontré le Secrétaire Général des Nations Unies et ont été invitées à des conférences TED, Technology, Entertainment and Design, au cours desquelles elles ont pu exposer le message d’espoir de leur campagne ; la volonté de rendre l’île de Bali ainsi que le reste de la planète plus propre. Ainsi, en remplacement des sacs plastiques, les deux sœurs ont conçu des sacs en tissu, alternative eco-friendly, respectueux de l’environnement, et durable, qu’elles testent dans diverses parties de l’île en espérant une distribution plus large, s’étendant sur l’ensemble de l’île.

Elles ont de même rallié à leur cause de nombreux autres enfants et adolescents qui les accompagnent aujourd’hui à faire de Bali une véritable île paradisiaque et leur mouvement a désormais son propre logo avec ses porte-parole, son site, sa page Facebook, etc.

Elles ont d’ailleurs déclaré sur leur site Internet : « Nous ne représentons peut-être que 25% de la population mais nous sommes 100% du futur »

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Enfin, leur cause a obtenu un écho international ainsi que le soutien de personnalités.

En rappel, les sacs plastiques qui se retrouvent sur l’île de Bali finissent broyés, incinérés ou en l’état, laissés à l’abandon en pleine nature où ils causent de sérieux dommages à la faune et la flore. Seuls 5% d’entre eux sont recyclés à ce jour.

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En Inde, une restauratrice en aide aux plus démunis

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L’Inde se retrouve souvent à la Une des faits divers plus ou moins sordides, surtout au niveau des viols.

Or, cette anecdote-ci donne vraiment du baume au cœur ! Il est enfin rassurant et plaisant de constater que l’espoir n’est pas éteint dans ce pays et qu’il existe fort heureusement des gens de bonne volonté pour aider cette région du monde surpeuplée, tenter de faire vivre sa population décemment.

C’est d’ailleurs le cas de cette jeune restauratrice indienne, Pauline Minu, qui a eu une idée humaniste afin de lutter non seulement contre le gaspillage alimentaire, mais aussi pour venir en aide aux plus pauvres.

Alors que pas moins de 41 200 kg de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde, cette restauratrice à réfléchi à des solutions pour remédier, à son niveau et dans son pays, au gaspillage alimentaire tout en apportant son aide aux personnes dans le besoin.

À la méthode du style « doggy bag », emballage dans lequel le client d’un restaurant peut emporter les restes de son repas, méthode qui se pratique de plus en plus aujourd’hui dans les restaurants, comme j’ai pu le constater notamment lors de mon séjour en Belgique, Pauline Minu, patronne du restaurant Pappadavada, bien connu dans L’État du Kerala en Inde, a mis à disposition des passants un frigo positionné contre un arbre à l’ombre ; le « nanma maram » signifiant en français « l’arbre de bonté »

Cette idée lui est tout simplement venue lorsqu’elle a aperçu des mendiants se jeter sur les déchets de nourriture en quantité assez conséquente dans les poubelles de son restaurant. Trouvant cela humiliant et dégradant pour ces pauvres gens et se rendant aussi compte à quel point le manque de nourriture était un réel problème, elle a décidé d’agir en mettant donc en place ce nouveau concept de don, ce frigo en libre-service, ouvert 24 h/24 et 7j/7.

Pour remplir ce frigo et présenter les restes de nourriture de manière plus décente, elle a invité tous ses clients à mettre dans un emballage conçu spécifiquement pour aller dans un réfrigérateur leurs restes de leurs repas. Au début, le frigo ne contenait que les restes du restaurant en lui-même, mais la clientèle a ensuite vite joué le jeu et les habitants de la ville ont également alimenté ce frigo.

Aussi, afin de respecter des normes d’hygiène pour éviter des intoxications alimentaires, elle contrôle à ce que chaque emballage possède bien la mention obligatoire de la date à laquelle l’emballage a été déposé. En revanche, aucune information personnelle n’est requise, ni de la part des donneurs, ni de ceux qui se servent dans le frigo. Sachant que la honte bien présente chez les personnes en difficulté les poussant à se mettre en marge de la société et par conséquent demeurer dans la privation alimentaire, l’anonymat a donc été un facteur très important. Qui plus est, les passants peuvent prendre autant de nourriture qu’ils souhaitent.

Pauline Minu a d’ailleurs déclaré au cours d’une interview au Huffington Post : « L’argent est le vôtre, mais les ressources appartiennent à la société dans son ensemble. C’est ça, le message que je veux faire passer. Si vous gaspillez votre argent, ça vous regarde, mais vous ne pouvez pas gaspiller les ressources de la société. »

Selon Pauline, malgré qu’elle dépose entre 75 à 80 portions par jour, elle considère que cela ne suffit pas et espère que ce concept continuera à être repris par d’autres afin d’aider davantage de personnes dans le besoin, à l’image de certaines grandes entreprises qui commencent à revoir leur système de stockage et de pertes.

Il est enfin à ajouter en rappel que le gaspillage alimentaire représente près de 1,3 milliard de tonnes d’aliments jetés par an correspondant au tiers de la production globale mondiale destinée à la consommation.