L’Iran tue ses filles !

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Décidément, L’Iran n’a pas fini de faire hurler les associations des droits des femmes et des enfants, et nous aussi ! Surtout, il semblerait que ce pays ait une véritable dent contre les filles, même pire, il les haïrait !

Il est à rappeler ou à informer, puisque cet évènement majeur est passé presque totalement inaperçu sur le plan international, que le 22 septembre 2013, une série de lois a été votée par la République Islamique visant à soi-disant protéger les mineurs, dont l’une d’elles permet à un père d’épouser sa fille adoptive dès l’âge de 13 ans, sachant qu’épouser sa fille adoptive ne fait pas partie de la culture iranienne. Et c’est effectivement une loi républicaine ! En Iran, les filles sont autorisées à se marier, enfin à être mariées et plutôt de force que de gré, dès l’âge de 13 ans et peuvent même se marier (être mariées) plus jeunes avec l’accord d’un juge (qui ici fait preuve de grande clémence). Selon le site d’information iranien Tabnak, 42 000 fillettes, âgées entre 10 et 14 ans, ont été mariées en 2010 et au moins 75 fillettes âgées de moins de 10 ans ont été mariées à Téhéran.

Récemment, l’ONG Amnesty International à publié un rapport des plus intolérables sur l’état des droits de l’enfant en Iran ; les filles peuvent être condamnées à mort dès l’âge de 9 ans !

Alors que la France accueillait à la fin janvier de cette année le président Hassan Rohani en vue de renforcer les liens politiques et économiques entre les deux pays, Amnesty International a profité de cette occasion pour publier un rapport intitulé « Grandir dans le couloir de la mort : la peine de mort et les délinquants mineurs en Iran » qui met à jour le nombre de condamnations et d’exécutions d’enfants ainsi qu’une conjoncture révoltante bien loin d’évoluer dans le bon sens.

Car, comme le souligne Amnesty International, malgré que l’Iran ait ratifié la Convention internationale relative aux droits de l’enfant en 1989 interdisant dans l’un de ses articles la peine capitale pour les mineurs, le Code Pénal islamique iranien autorise toujours la condamnation à mort de mineurs et son application, dont l’âge minimum pour les filles est de 9 ans et pour les garçons, de 15 ans. L’ONG estime ainsi qu’au moins 73 mineurs, entre 12 et 17 ans, au moment des faits ont été exécutés entre 2005 et 2015. Et selon les Nations Unies, au moins 160 autres sont actuellement dans le couloir de la mort ; chiffre, comme l’indique Amnesty International, très éloigné de la réalité car les données relatives à la peine de mort restent « souvent entourées de secret« 

Même si l’Iran est l’un des derniers pays à autoriser la peine de mort pour les délinquants mineurs, il n’en demeure pas moins qu’il détient la seconde place, derrière la Chine et devant les États-Unis, où se compte le plus grand nombre d’exécutions dans le monde. En 2014, 289 mineurs ont été exécutés. Or, selon Amnesty International, tous n’auraient pas été officiellement déclarés et ce chiffre s’élèverait en réalité à 743.

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