« People » ! Vous avez dit « People » ?

People_Vous avez dit People_wp

Quel régal pour la presse à scandale la période de l’été ! Les magazines « People », comme ils sont appelés, se délectent à cette époque de l’année ! Le monde est en crise, mais pas eux !

Ils dégorgent des photos indiscrètes de stars prises par des « paparazzi » et dévoilent leurs histoires intimes en usant du fameux « poids des mots et choc des photos » avec force pour essayer de nous faire croire qu’elles sont vraies  ! Ils déversent une certaine forme d’impudeur qui regorge dans les kiosques à journaux et des affaires à rebondissement pour maintenir les lecteurs en haleine tout l’été ! Nous savons tout sur les stars, de la plus petite à la plus grande !

Machin a été vu en compagnie de Pépette à la sortie d’un cinéma, deux mois à peine après sa séparation d’avec Grenouille : un nouveau couple se forme ! Truc a embrassé Cocotte alors qu’il était censé être avec Titine ! Bidule promène son chien dans une voiture ! Pupuce va se marier dans quatre semaines ! Nénette engage un sosie de son bébé pour déjouer les paparazzi ! Les frères et sœurs des stars font le « buzz » sur Internet ! Pince-mi et pince-moi se bagarrent dans un restaurant à cause de l’ancienne copine de pince-mi qui est maintenant avec pince-moi ainsi qu’à cause de l’ancienne copine de pince-moi qui est désormais avec pince-mi ! Etc. etc.

Waouh ! Super ! Quel enrichissement intellectuel ! De quoi tenir la conversation toute une soirée avec des gens auxquels nous n’avons rien à dire ! Et surtout, comment faire oublier un peu la solitude de chacun ! Donner l’illusion aux lecteurs de ce genre de presse qu’ils sont comme les stars, ou tout du moins qu’ils s’en rapprochent, avec toutefois quelques milliers de dollars en moins sur le compte en banque !

Quoi qu’il en soit, « people » ou pas « people », si un super beau mec, genre « Jason Momoa » venait par hasard vers moi lorsque je suis en pleine bronzette à la plage, je vous assure les filles que ce n’est pas dans la presse « people » qu’il se retrouverait mais dans mon lit !

Alors, plutôt que de s’intéresser à la vie de ces personnalités inaccessibles, de rêver, peut-être quelque part pour certains ou certaines au fond d’eux ou d’elles, d’être à leur place, ne serait-il pas mieux d’apprendre davantage à vivre nos vies, avec ceux qui nous entourent, ceux qui sont concrètement près de nous ?

Ah ! Belle langue française… quand tu nous quittes !

Ah_Belle langue française... quand tu nous quittes_wp

Comme au quotidien, sous le soleil matinal de ce bel été, pendant mon petit-déjeuner ; un bon café, un jus d’orange et un petit pain au chocolat, assise à la terrasse de ma maison, je lis quelques articles de presse. Et là ! Stupéfaction ! Des fautes d’orthographe, de grammaire… des fautes, des fautes et encore des fautes… !

Certes, me diriez-vous « que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » selon la célèbre phrase liturgique. Cela étant, je ne suis pas une journaliste diplômée avec un certain nombre d’études derrière elle ! Des études durant lesquelles l’apprentissage de la langue française devait être d’un haut niveau, je suppose ? Il me semble donc qu’un article qui apparaît dans un très grand journal se doit d’être écrit de manière impeccable ; en bon français, avec de bonnes tournures de phrases, un vocabulaire quelque peu soutenu et surtout sans fautes !

Alors, lorsque je lis : « elle voulait avoir l’air sérieuse », « les nerfs à vifs », « l’obsession de (…) ne s’exportera qu’à la fin des années (…), mystérieusement épargnés par le phénomène(…) » ou encore « comme lui, X, Y et Z, très connu, ont porté (…) », dont cette dernière phrase me paraît construite d’une façon quelque peu particulière, puisque pour ma part, j’aurais plutôt écrit « comme lui, très connu, X, Y et Z ont porté (…) », etc.  je me pose des questions ?

Quand le manuscrit d’un auteur est publié par une maison d’édition, maison d’édition sérieuse bien sûr, ce manuscrit est soumis systématiquement avant sa mise sur le marché à la correction. Qu’en est-il pour ces articles ? Les grandes maisons de presse n’ont-elles pas de correcteurs ? Le vouloir du rendement à tout prix efface-t-il la qualité au nom de la quantité ? Comment un grand journal réputé de presse écrite ne se veut-il pas plus exigeant ?

Ah ! Belle langue de Molière ! Où es-tu donc partie ? La langue de Shakespeare te supplante, en donnant l’impression à ceux qui l’utilisent d’être à la mode ! Celle-là même qui francise son vocabulaire, sans pour autant affaiblir sa base ; constat que je fais depuis plus d’un an que je vis en Angleterre !

Alors, pourquoi ne pas associer les deux ? Il est certain que nous ne sommes plus à l’époque de la Renaissance ni du Romantisme. La langue française a évolué avec son temps. Mais est-ce une raison d’amoindrir la langue la plus complexe au monde ? Ne pouvons-nous pas conserver sa richesse tout en la mélangeant avec la modernité ? Sommes-nous ringards parce que nous voulons continuer à employer des mots peu usités ?