Les perles ne se trouvent plus dans les huîtres

perles

Ces fabuleuses perles qui se montent en magnifiques colliers, plus beaux les uns que les autres ! Ces magnifiques billes de nacre que fabriquent certains mollusques, principalement les huîtres, afin de se protéger du corps étranger passé à l’intérieur de leur coquille !

Sauf que ces perles-là ne sont pas concernées ! Les perles, dont il est question ici, peuvent, elles aussi, être utilisées à la création d’un chapelet, mais certes pas à celle d’une parure d’une valeur inestimable !

Ces perles-ci n’ont jamais été en nacre ! Elles n’ont aucun point commun avec leur homonyme, si ce n’est peut-être qu’au niveau intellectuel entre elles et le mollusque !

Ce sont des perles qui servent à la conception de la magnificence spirituelle, dont certains individus font preuve, soit par inattention, soit par ignorance, avec une distinction imbattable défiant toute concurrence, voire même toute loi naturelle !

Ce sont des perles d’une grosseur inégalée et inégalable dans le domaine de la réflexion profonde ! Ce sont, là, des bijoux de la pensée pure, dont n’importe lequel des philosophes morts ou encore de ce monde se retournerait dans sa tombe, pour le mort, ou creuserait sa future tombe, pour le vivant !

Et voici quelques exemples assez évocateurs :

« Question : Expliquez pourquoi certains pays sont exclus de la mondialisation.
Réponse : Ici je prendrais l’exemple du Sahara, il y a tout d’abord un premier problème majeur : le sol sablonneux ne permet pas de construire. »

« À la seconde guerre mondiale, les télé-réalités n’existaient pas en Russie, c’est pour cela que Staline construisit des Goulag. »

« Comme le gaz se liquéfie en refroidissant, on dit que l’eau est un gaspacho. »

« Question : Comment appelait-on cette race crée par Hitler ?
Réponse : Les acariens ! »

« Nous n’avons plus le temps de faire des plans sur la moquette. »

« Question : Faut-il être cultivé pour apprécier une œuvre d’art ?
Réponse : Quand sur un tableau je vois une belle nana, avec tout ce qu’il faut, je n’ai pas besoin qu’on m’explique que ce sont des fesses ou des nichons. »

« Un car transportant des touristes russes s’est reversé sur une bretelle d’autoroute. Bilan : 20 morts dont 3 graves. »

Etc., etc.

Ceci est un panaché de propos récemment exprimés par des jeunes et des moins jeunes, avec en prime ses lots de fautes que j’ai pris soin de ne pas corriger afin de montrer l’ampleur des dégâts !

Et là, hormis la différence majeure de richesse entre les perles en nacre et ces perles-ci, dont les perles en nacre coûtent cher même si elles ne pensent pas davantage et les autres qui ne valent rien et ne pensent pas plus, nous pensons malheureusement : « Pauvre France ! »

Marine a de la peine

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C’est dur la vie ! C’est difficile pour Marine de montrer à papa qu’elle n’est plus une petite fille ! C’est ardu pour papa d’accepter que sa petite fille chérie soit devenue une grande ! Ah ! La famille ! C’est compliqué !

Papa, qui vit toujours dans son vieux temps, refuse inconsciemment ou pas de vouloir évoluer. Marine, qui vit dans son époque, veut devenir une femme fatale, mais n’y arrive pas.

Papa, qui est pensionné depuis tellement longtemps, est complètement en dehors du coup, sans s’en rendre compte. Marine, qui est active, veut être dans le coup, mais s’est perdu en chemin en rentrant de l’école.

Papa, qui pense que les ours blancs sont supérieurs aux ours bruns, considère que les premiers méritent mieux de rester sur leur banquise que les seconds dans leur montagne, s’entourant quand même de ces seconds pour mieux ameuter les foules, mais, eux, ce n’est pas pareil. Marine, qui pense la même chose, est du même avis, mais veut la banquise sans les ours blancs et la montagne sans les ours bruns.

Papa, qui croit que les chiots de phoque de Weddell et les éléphants de mer du nord ne sont pas de la même famille, parce qu’ils ne sont ni de la même couleur ni de la même taille, estime que ces derniers envahissent trop la blancheur de la glace et doivent partir en exode. Marine, qui y croit, elle aussi, a également la même considération, mais veut agrandir le territoire en envahissant le plat pays.

Papa, qui garde ses idées sans réfléchir à la manière dont il les exprime, est convaincu que la planète ne ressemble qu’à un hexagone. Marine, qui est à l’identique, en évoquant ses pensées différemment, veut accroître l’hexagone, mais sans aucun de ces mammifères.

Papa campe sur ses positions et Marine aussi !

Or, ni papa ni Marine ne voient au loin de l’horizon que, là-bas, les pingouins tout vêtus de noir et de blanc existent depuis des siècles et continuent de se promener, de nager tranquillement sous le soleil, depuis des siècles, tous en famille, grands et petits, sur le même sol, dans la même mer et quelle que fût leur origine, ils se ressemblent tous désormais.

Et papa, qui ronchonne toujours dans son coin, bougonne de plus en plus avec l’âge. Et quant à Marine, qui a de la peine, elle aussi, pleurniche dans son coin !

Les vilaines colonies de vacances

Les vilaines colonies de vacances (enfants)

Ne pouvant faire référence à une célèbre chanson d’un chanteur français qui a largement fait ses preuves dans le temps, ici, les « jolies » colonies de vacances peuvent se transformer en voyage au bout de l’enfer.

Récemment, j’ai vu un reportage sur ce sujet qui m’a littéralement coupé le souffle ! N’importe qui, en France, peut créer une colonie de vacances ! Il suffit simplement de préparer le projet, de transmettre la demande d’acceptation et, suite à une convocation, de le présenter au ministère de la Jeunesse et des Sports et de la vie associative. Après un délai d’attente deux à trois semaines, l’accord est donné ou refusé. Dans le cas de ce reportage, l’accord a été obtenu. Et je vais vous résumer ce cas. Incroyable !

Deux journalistes se font passer pour deux quidams souhaitant créer une colonie de vacances. En caméra cachée, ils se présentent donc, après avoir reçu leur convocation, devant une employée du ministère en question et lui définissent leur projet dit « pédagogique », j’adore ce terme… Le projet est une colonie de vacances accueillant des enfants de six à neuf ans, avec des activités, peut-être en forêt ou pas, n’étant pas encore décidées, en fait des activités qui seront proposées en fonction de ce qui se présentera sur place. Les journalistes insistent sur le fait qu’ils n’ont absolument aucune expérience avec les enfants. Sur ce, l’employée sort du tiroir de son bureau des sortes de formulaires expliquant les dangers sur la drogue, les risques de grossesse chez les jeunes participantes, etc. Il est vrai, pour des enfants de six à neuf ans, il est utile d’insister sur les risques pour les filles de tomber enceinte ! Puis, l’employée spécifie que ce n’est pas important d’avoir une expérience dans le domaine de l’enfance, il faut juste veiller à la sécurité des enfants. Et c’est tout ! Après trente minutes d’entretien, les deux journalistes quittent le bureau et deux semaines plus tard reçoivent l’acceptation du ministère pour leur colonie de vacances ! Mais, l’une des journalistes se questionne sur le fait qu’aucun extrait de casier judiciaire ne lui ait été demandé, ni à elle ni à son collègue. Elle téléphone de nouveau à l’employée et lui pose la question. Celle-ci lui répond que ce n’est pas utile pour les organisateurs, cela l’est seulement pour leurs moniteurs, et seulement, pour ceux qui n’auraient eu qu’une condamnation de plus de deux mois avec sursis et peu importe le motif de la condamnation ! Ahurissant !

Et ce n’est qu’un résumé fort succinct de ce reportage.

Dans celui-ci, il est aussi malheureusement évoqué des décès d’enfants, de jeunes adolescents qui ont péri à cause des négligences, des manques d’expériences et surtout de l’inconscience, au nom du dieu argent, de ces « n’importe qui » jouant les directeurs de colonies de vacances et ces fonctionnaires de l’État peu scrupuleux qui accordent à ces « n’importe qui » l’irresponsabilité à s’occuper de nos enfants !

Alors à toutes les mamans et tous les papas, faites extrêmement attention à qui vous confiez vos petits bouts ou grands, en pensant que cela n’arrivent qu’aux autres !